Vendre du rêve … plutôt que répondre aux besoins de déplacement des habitants

La 3ème ligne de métro ne réduira pas les embouteillages dans l’agglomération toulousaine, loin s’en faut ! Tout au contraire, elle ‘invente la vie qui va avec’ de nouveaux projets de densification urbaine, au nord de Toulouse essentiellement, dont beaucoup imaginés autour de l’hypothèse de l’arrivée de la ligne ferroviaire à grande vitesse.

Plutôt que de continuer à rattraper un retard accumulé dans les années 1980, on a préféré depuis 2010 retarder le prolongement de la ligne B du métro à Labège (qui serait déjà en service), la desserte de l’ouest toulousain en tramway (qui le serait également) et de nombreux projets de bus à haut niveau de service, pour maintenant proposer, pour dans presque dix ans (le délai de 2024 ne sera pas tenu), de concentrer tout le développement à venir sur une ligne de métro, déjà annoncée comme saturée.

Tout au contraire, le projet porté en 2008 à l’issue de nombreuses réunions publiques, réactualisé aujourd’hui dans les contributions des écologistes et de l’association d’usagers des transports Autate, répond aux besoins actuels et futurs, non seulement des habitants des faubourgs toulousains, mais également des actuels habitants de la banlieue à qui la 3ème ligne n’apportera rien de plus.
Pour un budget moindre et des réalisations effectives plus rapprochées, il est possible de :
– relier toute la banlieue ouest au centre-ville, via Airbus
– relier l’aéroport à la gare Matabiau, par le prolongement de la ligne T2
– desservir Labège-Innopôle, par le prolongement de la ligne M2
– desservir les faubourgs et banlieues par train, tram et bus à haut niveau de service.

Avoir une vision du monde à 20 ou 30 ans, c’est bien. Promettre pour ne pas tenir, c’est une dérive à éviter.

Stéphane Coppey, président EELV de Tisséo de 2008 à 2009

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